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| Poème à méditer... (le 29/05/2008 à 14h07) |
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Si tu peux voir détruit l'ouvrage de ta vie Et sans un seul mot te mettre à rebâtir, Ou perdre en un seul coup le gain de cent parties Sans un geste et sans un soupir; Si tu peux être amant sans être fou d'amour, Si tu peux être fort sans cesser d'être tendre, Et te sentir haï sans haïr à ton tour, Pourtant lutter et te défendre; Si tu peux supporter d'entendre tes paroles Travesties par des gueux pour exciter des sots Et d'entendre mentir sur toi leurs bouches folles Sans mentir toi-même d'un seul mot; Si tu peux rester digne en étant populaire, Si tu peux rester peuple en consolant les rois, Et si tu peux aimer tous tes amis en frère Sans qu'aucun d'eux soit tout pour toi; Si tu sais méditer, observer et connaître Sans jamais devenir sceptique ou destructeur; Rêver, mais sans laisser ton rêve être ton maître; Penser sans n'être qu'un penseur; Si tu peux être dur sans jamais être en rage, Si tu peux être brave sans jamais être imprudent, Si tu sais être bon, si tu sais être sage Sans être moral, ni pédant; Si tu peux rencontrer triomphe après défaite Et recevoir ces deux menteurs d'un même front, Si tu peux conserver ton courage et ta tête Quand les autres la perdront; Alors les Rois, les Dieux, la Chance et la Victoire Seront à tous jamais tes esclaves soumis, Et ce qui vaut bien mieux que les Rois et la Gloire - Tu seras un homme, mon fils - Rudyard Kipling : Le Livre de la jungle |
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| Harry Potter (le 28/01/2008 à 18h02) |
Et
oui, quand même, dans une rubrique où j'expose mes textes préférés, je
ne pouvais pas m'empêcher de mettre un p'tit article sur
l'incontournable J.K. Rowling, l'auteur d'Harry Potter. Autant dire que
pour moi, cette écrivain est vraiment talentueuse, et je lui
exprimerais bien un bouquet de compliments ! J'ai surtout adoré le cinquième volume, Harry Potter et l'ordre du Phénix. Mais je les adore tous car ils nous projette tous, indéniablement, dans un autre univers, et nous fait rêver, rêver, rêver... J'adore, j'adore, j'adore !
J'aime bien les films aussi, mais les livres sont tellement savoureux
que les films paraissent un peu pâles à côté, bien qu'ils soient très
bien faits et que je vais tous les voir 
Enfin voilà, on parle souvent des films ou des acteurs, et bien moi, je
préfère mettre la lumière sur J. K. Rowling et son écriture. I looooove
!  ! |
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| Oscar et la dame rose (le 19/01/2008 à 21h07) |
Ce livre, que dis-je, cette oeuvre, de Eric-Emmanuel Schmitt est magnifique. Oscar et la dame rose est très émouvant, sans être totalement triste. Il laisse quand même un peu d'espoir... J'ai beaucoup aimé la manière d'écrire de E-Emmanuel Schmitt (j'adore cet écrivain) qui donne une personnalité très attachante à Oscar. Mais ce qui m'a le plus plu, c'est son évolution à "travers les différents âges de la vie" en douze jours. Fabuleux.
Je le conseille à toutes les personnes qui s'attachent à toutes ces petites choses qui font que la vie est belle, tout simplement...
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| La jeune Tarentine (le 18/01/2008 à 13h30) |
Ce poème n'est pas sans rappeler la célèbre oeuvre Paul et Virginie, de Bernardin de Saint-Pierre... Très beau poème...
La jeune Tarentine
Pleurez, doux alcyons ! ô vous, oiseaux sacrés,
Oiseaux chers à Thétis, doux alcyons, pleurez !
Elle a vécu, Myrto, la jeune Tarentine !
Un vaisseau la portait aux bords de Camarine :
Là, l'hymen, les chansons, les flûtes, lentement,
Devaient la reconduire au seuil de son amant.
Une clef vigilante a, pour cette journée,
Sous le cèdre enfermé sa robe d'hyménée
Et l'or dont au festin ses bras seront parés
Et pour ses blonds cheveux les parfums préparés.
Mais, seule sur la proue, invoquant les étoiles,
Le vent impétueux qui soufflait dans les voiles
L'enveloppe : étonnée, et loin des matelots,
Elle crie, elle tombe, elle est au sein des flots.
Elle est au sein des flots, la jeune Tarentine !
Son beau corps a roulé sous la vague marine.
Thétis, les yeux en pleurs, dans le creux d'un rocher
Aux monstres dévorants eut soin de le cacher.
Par ses ordres bientôt les belles Néréides
S'élèvent au-dessus des demeures humides,
Le poussent au rivage, et dans ce monument
L'ont, au cap du Zéphyr, déposé mollement ;
Et de loin, à grands cris appelant leurs compagnes,
Et les Nymphes des bois, des sources, des montagnes,
Toutes, frappant leur sein et traînant un long deuil,
Répétèrent, hélas ! autour de son cercueil :
" Hélas ! chez ton amant tu n'es point ramenée,
Tu n'as point revêtu ta robe d'hyménée,
L'or autour de tes bras n'a point serré de noeuds,
Et le bandeau d'hymen n'orna point tes cheveux. "
André Chénier
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| Art d'aimer (le 18/01/2008 à 13h22) |
Voici un poète que j'ai découvert et que j'aime beaucoup car sa poésie est très pure...
Art d'aimer, fragment III
Ainsi le jeune amant, seul, loin de ses délices,
S'assied sous un mélèze au bord des précipices,
Et là, revoit la lettre où, dans un doux ennui,
Sa belle amante pleure et ne vit que pour lui.
Il savoure à loisir ces lignes qu'il dévore ;
Il les lit, les relit et les relit encore,
Baise la feuille aimée et la porte à son coeur.
Tout à coup de ses doigts l'aquilon ravisseur
Vient, l'emporte et s'enfuit. Dieux ! il se lève, il crie,
Il voit, par le vallon, par l'air, par la prairie,
Fuir avec ce papier, cher soutien de ses jours,
Son âme et tout lui-même et toutes ses amours.
Il tremble de douleur, de crainte, de colère.
Dans ses yeux égarés roule une larme amère.
Il se jette en aveugle, à le suivre empressé,
Court, saute, vole, et l'oeil sur lui toujours fixé,
Franchit torrents, buissons, rochers, pendantes cimes,
Et l'atteint, hors d'haleine, à travers les abîmes.
André Chénier (1762-1794)
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| Eternité (le 18/01/2008 à 13h14) |
Encore un magnifique poème d'Arthur Rimbaud...
Eternité
Elle est retrouvée.
Quoi ? - L'Eternité.
C'est la mer allée
Avec le soleil.
Ame sentinelle,
Murmurons l'aveu
De la nuit si nulle
Et du jour en feu.
Des humains suffrages,
Des communs élans
Là tu te dégages
Et voles selon.
Puisque de vous seules,
Braises de satin,
Le Devoir s'exhale
Sans qu'on dise : enfin.
Là pas d'espérance,
Nul orietur.
Science avec patience,
Le supplice est sûr.
Elle est retrouvée.
Quoi ? - L'Eternité.
C'est la mer allée
Avec le soleil.
Arthur Rimbaud (Mai 1872)
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| Le dormeur du val (le 17/01/2008 à 22h08) |
Voici le plus beau poème à mon goût, celui qui me fait mille frissons... Ce poème est magnifique. Et Arthur Rimbaud est mon poète fétiche. (je l'aiiiime !! Arthuuuur !!)
(huumm , à peine pas hystérique la fille )
Le dormeur du val
C'est un trou de verdure où chante une rivière, Accrochant follement aux herbes des haillons D'argent ; où le soleil, de la montagne fière, Luit : c'est un petit val qui mousse de rayons.
Un soldat jeune, bouche ouverte, tête nue, Et la nuque baignant dans le frais cresson bleu, Dort ; il est étendu dans l'herbe, sous la nue, Pâle dans son lit vert où la lumière pleut.
Les pieds dans les glaïeuls, il dort. Souriant comme Sourirait un enfant malade, il fait un somme : Nature, berce-le chaudement : il a froid.
Les parfums ne font pas frissonner sa narine ; Il dort dans le soleil, la main sur sa poitrine, Tranquille. Il a deux trous rouges au côté droit.
Arthur Rimbaud |
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